Foi, culture et société

- L'art et les cultures seuils entre l'autre et l'intime

 

Porte Cluny

Art, cultures

Seuils entre l'autre et l'intime

Comment percevons-nous le réel ?

Quels liens tissés, visibles et invisibles entre nous en cette "maison commune" ?

Des réflexions, des évènements, des oeuvres d'art témoins de notre culture

Des textes, prières et poèmes pour nourrir et stimuler, interroger et étonner

 

N'hésitez pas à nous confier les perles que vous aimeriez partager !

 

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04 mai 2014

- Maurice Zundel, un mystique de notre temps


Prêtre suisse né le 21 janvier 1897 à Neuchâtel et mort le 10 août 1975 à Ouchy

Les silences de Maurice Zundel

un documentaire de la télévision française pour découvrir l'itinéraire étonnant d'un prêtre érudit et mystique, passionné de Doctrine sociale et d'éducation des jeunes, autant que par la philosophie et les sciences. Maurice Zundel est cité par Paul VI dans Populorum Progressio. Le pape l'invita même en 1972 à prêcher la retraite de carême au Vatican.

La pensée et la spiritualité de Maurice Zundel ne cesse d'inspirer les chrétiens aujourd'hui.

"Il s’agit d’être comme Dieu ! Et, au fond, cette intuition nietzschéenne, cette volonté d’être Dieu, de ne supporter aucun Dieu en dehors de soi, est l’ébauche d’une vocation authentique. Mais attention ! Oui, être comme Dieu, mais après avoir reconnu en Dieu justement la désappropriation infinie, la pauvreté suprême, le dépouillement translucide!
Si Dieu est ce Dieu-là, s’il est dans notre coeur une attente infinie, être comme Dieu, maintenant cela veut dire nous désapproprier fondamentalement de nous-mêmes pour que notre vie s’accomplisse comme la sienne dans un don sans réserve".   Maurice Zundel, "Le Problème que nous sommes", Le Sarment, Fayard, 2000, pp 39-42

Les silences de Maurice Zundel, Film documentaire de Olivier Brunet  (2009)

Je ne crois pas à l'action, je crois à la présence. C'est ainsi qu'en toutes circonstances l'amour apparaîtra comme une Personne confiée à notre amour, c'est ainsi que la vie va se transfigurer, qu'elle va devenir sacrée et que la religion va devenir la respiration même de notre existence.

Dès qu'on cesse de s'effacer dans la divine Pauvreté, dès qu'on cesse de voir en Dieu l'amour qui se donne et ne peut que se donner, dès qu'on cesse de vivre de cet amour en se donnant soi-même, c'est fini ! Cette lumière s'efface, tout le dogme redevient une formule et se matérialise, tous les sacrements se changent en rites extérieurs, toute la hiérarchie devient une tyrannie, toute l'Eglise devient une perte de temps et une absurdité, toute la Bible un tissu de mythes !

Il faut à chaque instant retrouver ce contact virginal avec nous-mêmes, à chaque instant naître en nous perdant en DIEU, à chaque instant renaître de Sa Lumière et dans Son Amour, comme est né de Son Cœur l'Immaculée Conception 

Le mystère de l'IMMACULÉE CONCEPTION doit devenir nôtre. Ce qui fait toute la grandeur de MARIE, c'est cela : la racine de son être est Dieu, et le seul contact qu'elle a avec elle-même, c'est DIEU, et la seule connaissance qu'elle a d'elle-même, c'est DIEU. Elle est tout entière transparente à DIEU comme un ostensoir de Dieu, elle ne peut que conduire à DIEU parce qu'elle ne respire que DIEU»    Auto biographie

 

 

 

 

 

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26 avril 2014

- Faut-il croire aux miracles ?

« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera. Tout ce que je vous demande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15,16-17).

La canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II a mis en lumière une question controversée dans la société et chez les chrétiens protestants, les miracles.

Les quatre évangiles mentionnent maints gestes de Jésus manifestant sa puissance spirituelle. Il guérissait les malades, expulsait les esprits mauvais, réveillait des morts (réveil différent de la résurrection, puisqu’ils moururent plus tard). Il calma la tempête et posa des signes pour ouvrir les cœurs à l’intelligence des Ecritures : multiplication des pains, l’eau changée en vin à Cana.

Qu’ils soient de Jésus ou des chrétiens que l’Eglise proclame « saints », les miracles n’ont jamais en eux-mêmes leur signification, même s’ils fascinent les foules. Un miracle est toujours à recevoir dans la foi : il fait signe en deux directions : d’abord vers Dieu qui aime les hommes et manifeste la puissance de la vie dans la lumière de la Résurrection de Jésus ; ensuite, et le rapport est direct, vers notre monde : le miracle rappelle que ce vieux monde est déjà fécondé de l’intérieur par la Résurrection du Christ : ce monde déjà sauvé, même s’il l’ignore encore, reçoit dans sa chair des signes du Royaume de Dieu.

Enfin, s’agissant des miracles des saints, c’est par eux (ainsi que tous les miracles inconnus et pourtant bien réels) qu’est rendue manifeste la promesse de Jésus à ses disciples :

 « Ce jour-là, vous demanderez en mon nom et cependant je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu » (Jn 16, 26-27)

Témoignage de Soeur Marie Simon-Pierre guérie par l'intercession de Jean-Paul II

Prière de remerciement proposée par Petite Soeur Marie Simon-Pierre

Père,
De la fenêtre de ta maison,
Jean Paul II nous voit et nous bénit.

Que son sourire d'humanité
révèle à tous les hommes sa sainteté.

Par la puissance de son intercession,

touche encore, sans te lasser, le cœur
de ceux qui attendent compassion et guérison.
Ton Fils Jésus n'a-t-il pas dit « Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu ? »
Que ton amour de miséricorde fasse
en chacun de nous toute chose nouvelle.

Vers Toi, Père, qui as suscité en ton Eglise
ce pasteur selon ton Cœur,
monte notre louange pour toute grâce reçue.

Amen. 

Ce que l'Eglise catholique dit des miracles :

 

Fait extraordinaire et suscitant l'admiration en dehors du cours habituel des choses.
Manifestation de la puissance et de l’intervention de Dieu qui apporte une révélation de sa présence et de la liberté dont il use pour accomplir ses desseins. La Bible désigne les miracles en termes de puissance (Ex 9 ; 16), de prodiges (Rom 1 ; 19-20) de guérison (Jn 9 ; 1-41) et de signes (Jn 3 ; 2). Le miracle n’a pas son but en soi, il dirige nos regards plus loin en révélant la présence immédiate de Dieu. Le miracle n’est pas explicable scientifiquement. (source CEF)

 

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17 décembre 2013

- Tibhirine, la tentative de reprise monastique

Témoignage du frère Jean-Claude de Metz de l'Abbaye de Cîteaux.

Frère Jean-Claude, actuellement Econome de l'Abbaye de Cîteaux, fut le supérieur de la petite communauté de cinq moines trappistes qui furent envoyés à Tibhirine en 1999 pour faire vivre le monastère laissé après l'enlèvement des moines et reprendre une vie fraternelle auprès de la population. En vain. Il s'en explique lors d'une soirée de projection du film "Des hommes et des dieux" de Xavier Beauvois.

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29 septembre 2013

- Rosenzweig, un témoin juif de la foi retrouvée

Franz RosezweigEn 1913, il y a juste un siècle, le philosophe juif Rosenzweig sait renaître en lui ses racines juives lors de la célébration de Yom Kippour dans une petite synagogue, alors qu'il était attiré par le Christianisme. Voici l'entretien du talmudiste Marc-Alain Ouaknin avec Catherine Chalier, philosophe et auteur d'un livre sur l'expérience de la conversion.

Il est tout à fait passionnant de repérer dans le retour de Franz Rosenzweig à la foi juive, ce qui est commun à tout recommencement religieux, autrement dit, à la renaissance d'un homme qui cherchant Dieu, se met à l'écoute (souvent pour la première fois) d'une tradition : Dieu parle alors par la parole et la vie des croyants, et sa Parole est entendue par celui qui vit une conversion comme une parole à lui adressée.

Franz Rosezweig est l'un des premiers à avoir compris qu'il demanderait le baptême en tant que juif, et non pas en tant que renégat. Il eut un incessant dialogue avec les chrétiens dont il se sentait à la fois très proche et différent.

Catherine Chalier, Le désir de conversion, Seuil 2011.

                                               

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